Cause insomnie : les principales raisons organiques et psychologiques

Remontée acide cause d'insomnie
Remontée acide et insomnie
Hypertrophie de la prostate cause d'insomnie
Hypertrophie prostate et insomnie

Les 2 principales cause d’insomnie sont d’ordre organique et psychologique. Je vais détailler ici toutes les raisons possibles de ces troubles du sommeil.

Cause insomnie : les raisons organiques

Hypertrophie de la prostate :

Se caractérise par une augmentation de la taille de la prostate. Une prostate volumineuse comprime l’urètre tout en faisant pression sur la vessie.

Ce qui engendre un besoin fréquent d’uriner et divers problèmes de miction, selon le cas (débit plus faible et intermittent, douleurs, etc.).

Presque tous les hommes sont sujets à l’hypertrophie bénigne de la prostate, en vieillissant. En effet, plus de 50 % des hommes âgés de 60 ans en sont atteints et 90 % de ceux de plus de 80 ans.

Cependant, tous n’en souffrent pas : environ 1 homme atteint sur 2 est incommodé par des symptômes urinaires.

Bien sûr votre sommeil sera grandement perturbé.

Apnée du sommeil :

L’apnée du sommeil, également appelée syndrome d’apnée obstructive du sommeil, est caractérisée par la répétition d’arrêts respiratoires pendant le sommeil.

Relativement fréquente et de mieux en mieux dépistée, cette pathologie peut avoir des conséquences graves sur la santé si elle n’est pas traitée.

Elle provoque de nombreux réveils et perturbe la qualité du sommeil.

Un appareil pour apnée du sommeil peut parfois être nécessaire dans les cas les plus graves.

La personne atteinte d’apnée du sommeil souffre souvent aussi dhypertension artérielle résistante aux traitements.

-L’asthme :

L’asthme est une maladie caractérisée par une inflammation plus ou moins importante des voies respiratoires, au niveau des bronches et des bronchioles.

Elle se traduit par une difficulté à respirer, un essoufflement, une respiration sifflante ou une sensation d’oppression dans la poitrine.

L’asthme est une maladie chronique se manifestant le plus souvent par des crises entrecoupées de périodes où la respiration est normale.

Chez certaines personnes, cependant, l’asthme provoque une gêne respiratoire permanente interférant sur la qualité du sommeil.

Reflux gastrique :


En cas de reflux, le sphincter s’ouvre aux mauvais moments et laisse remonter les sucs gastriques de l’estomac. Les personnes qui souffrent de reflux gastrique la nuit ont souvent des régurgitations acides. Ce qui provoque un réveil.

Hyperthyroïdie :

L’hyperthyroïdie est la conséquence d’une production excessive d’hormones par la thyroïde.


La thyroïde est une glande située sur la face antérieure du cou, en dessous de la pomme d’Adam, que l’on ne voit pas lorsqu’elle est de taille normale. Elle produit des hormones (appelées T4 et T3) dont le rôle est de réguler le métabolisme des cellules de notre corps.

De ce fait, elles contribuent, entre autres, au bon fonctionnement des muscles, dont le cœur, et des différents organes (système digestif, cerveau notamment), ainsi qu’au maintien de la température corporelle.

Elles permettent en quelque sorte au « moteur » de nos cellules et organes de fonctionner de manière équilibrée. En cas d’hyperthyroïdie, ce moteur fonctionne en accéléré.

Différents symptômes peuvent faire suspecter une hyperthyroïdie. Une prise de sang permet de poser le diagnostic.

Les symptômes classiquement associés à l’hyperthyroïdie sont les suivants :

  • un rythme cardiaque rapide (plus de 100 battements par minute) et des palpitations
  • une transpiration excessive ou une intolérance à la chaleur
  • une perte de poids inexpliquée ou un poids stable malgré une augmentation de l’appétit
  • un tremblement fin des mains
  • des insomnies
  • des troubles de l’humeur (nervosité, irritabilité)
  • une fatigue
  • une faiblesse musculaire
  • une accélération du transit digestif avec des selles fréquentes, plus rarement des diarrhées
  • un cycle menstruel irrégulier avec parfois un arrêt des règles, une difficulté à avoir des enfants
  • un goitre (la thyroïde est agrandie)
  • une atteinte des yeux pouvant se manifester par une exophtalmie (yeux qui « sortent des orbites »), une irritation, une sécheresse oculaire ou un larmoiement, des douleurs ou une sensation de pression. Ces symptômes oculaires se rencontrent uniquement dans l’hyperthyroïdie auto-immune (maladie de Basedow). 
    Tous les symptômes mentionnés ci-dessus ne sont pas toujours présents. Ils peuvent apparaître de façon rapide ou très progressive. Ils dépendent également de la sévérité de l’hyperthyroïdie qui peut être asymptomatique dans les formes légères. A noter encore que ces symptômes sont « aspécifiques », c’est à dire que leur présence ne signifie pas que l’on souffre nécessairement d’une hyperthyroïdie. Par exemple, toutes les personnes se plaignant de fatigue, de nervosité et d’occasionnelles palpitations ne sont pas hyperthyroïdiennes !

Carences alimentaires :

On pensera notamment à une carence en magnésium et en vitamines B, que l’on pourra vérifier avec une prise sang. Si c’est le cas on pourra palier ce manque avec une alimentation adaptée (banane séchée par exemple) ou des compléments alimentaires.

Cause insomnie : les raisons psychologiques

Anxiété dépression une des principales causes d’insomnie :

Symptôme fréquent l’insomnie touche 20 à 30 % de la population avec 15 à 20% d’insomnie modérée et 9 à 10% d’insomnie sévère. Signe de gravité, près de 10% de la population consomme régulièrement un anxiolytique ou un hypnotique. Les femmes sont deux fois plus touchées par l’insomnie que l’homme.

L’anxiété :

L’anxiété sous toutes ses formes est une grande pourvoyeuse d’insomnie. De l’anxiété généralisée qui perturbe le sommeil à tout moment de la nuit, en passant par les TOC (troubles obsessifs compulsifs) ou les phobies.

Elle provoque le plus souvent des difficultés d’endormissement liées à des pensées récurrentes, des idées qui s’imposent, des préoccupations obsédantes. Les angoisses qui surviennent le plus souvent vers 3 ou 4 heures du matin ou en fin de nuit.

Elles sont souvent liées à une période de stress mal supportée. Le risque est d’évoluer vers une dépression si une solution n’est pas trouvée.

-La dépression :

La dépression est l’autre cause fréquente d’insomnie. Elle explique, avec l’anxiété, près de 50% des d’insomnie.

Il s’agit le plus souvent d’une insomnie de seconde partie de nuit, avec sensation d’un réveil précoce ou d’un sommeil très morcelé en fin de nuit.

Le début de cette insomnie est soit progressif, soit au contraire brutal après plusieurs nuits d’insomnie totale. Dans ce dernier cas les patients peuvent même préciser la date du début de leur insomnie, au jour près. Ce début brutal fait généralement suite à des événements traumatisants : deuil, perte d’emploi, maladie…

Cette insomnie est très trompeuse car au début le seul symptôme reconnu par le patient est le trouble du sommeil.

-Symptômes de la dépression :

Il faut rechercher des signes subtils de dépression : irritabilité et agressivité, repli sur soi, ralentissement, goût à rien, obligation de se forcer pour faire la moindre chose, y compris les activités habituellement investies avec plaisir.

Le patient vit à l’économie. Il fait face à ses obligations de travail et de vie familiale, mais s’écroule littéralement le week-end où il prolonge souvent son sommeil et fait la sieste. Si on lui demande s’il est déprimé, la réponse est rarement positive.

Lorsque le symptôme n’est pas identifié comme signe de dépression et que l’on traite symptomatiquement l’insomnie par des hypnotiques ou des anxiolytiques, la dépression peut s’aggraver.

Le tableau clinique devient alors évident. Il est important de s’alerter devant les premiers de cette insomnie particulière, car plus le diagnostic est posé rapidement, plus la mise en route d’un traitement adapté a de chances d’apporter une amélioration.

Cause insomnie courante : d’ordre psychophysiologique 

Moins bien connue, l’insomnie psychophysiologique est en cause dans 15 à 20 % des insomnies. Il s’agit d’une insomnie « conditionnée », c’est-à-dire qui s’est créée à partir d’une expérience initiale d’insomnie suivi par la peur de ne pas dormir.

Le début de l’insomnie est liée à une cause habituellement clairement identifiée mais d’origine très variée, telle qu’une insomnie qui apparaît en raison de douleurs importantes, ou au cours d’une dépression, perte de son emploi, divorce, après la naissance d’un enfant etc…

La répétition des nuits d’insomnie fait qu’au bout d’un certain temps une angoisse liée au sommeil apparaît.

Alors que ces personnes auraient du retrouver le sommeil,  avec la disparition de ces problèmes temporaires.

-La peur de ne pas dormir :

La personne est persuadée qu’elle ne va pas dormir, que son insomnie va recommencer, avec toutes les conséquences désastreuses qu’elle anticipe sur la qualité de sa journée le lendemain. Il s’agit essentiellement d’une insomnie d’endormissement.

Elle est associée à des comportements qui aggravent l’insomnie. Le plus fréquent est de rester trop longtemps au lit. Il n’est pas rare de voir un insomniaque passer 12 heures au lit pour un temps de sommeil déclaré de 5 heures.

Cette situation le conforte dans l’idée qu’ il est vraiment incapable de dormir. Lorsque la soirée commence l’angoisse et la tension monte avec la conviction que la nuit qui va suivre va être comme d’habitude épouvantable.

Ainsi se crée un véritable cercle vicieux, plus l’insomniaque cherche à dormir moins il le peut, alors que la cause initiale de son insomnie a disparu.

Résumé :

Bref il est indispensable de rechercher avant toute chose des raisons médicales à vos insomnies. Dans les autres cas, vous pourrez essayer des alternatives naturelles , la marche, adopter une alimentation adaptée au dîner, pour retrouver un sommeil réparateur. La pratique de la méditation et de l’auto-hypnose dans les cas les plus difficiles pourrait être très efficace.

Avertissement :

Je ne suis pas médecin. Les conseils délivrés sur le blog le sont à titre informatif et s’adressent aux insomniaques qui ne souffrent pas d’une maladie relevant de la psychiatrie (dans ce cas veuillez prendre RDV avec un psychologue ou un psychiatre).

Dans tous les cas, il faut toujours demander conseil à son médecin traitant.

 

 

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